Tableau de bord
Débutant

Le théorème des accroissements finis (TAF), expliqué simplement

Tu vas apprendre ce que dit vraiment le théorème des accroissements finis : sur une courbe régulière entre deux points, il existe au moins un endroit où la pente de la tangente égale la pente moyenne du trajet. On verra la formule f'(c) = (f(b) − f(a)) / (b − a), comment la calculer et à quoi elle sert.

Chapitre 1
Pente moyenne et pente instantanée : le point de départ

Pente moyenne et pente instantanée : le point de départ

💡Comprendre simplement

Imagine que tu fais un trajet en voiture de 100 km en 2 heures. Si on te demande ta vitesse, tu réponds « 50 km/h ». Mais c'est faux à chaque instant ! Tu t'es arrêté aux feux (0 km/h), tu as accéléré sur l'autoroute (110 km/h). Ce « 50 km/h » est une **moyenne** : elle écrase tout ce qui se passe entre le départ et l'arrivée.

La **pente moyenne**, c'est exactement ce « 50 km/h » : elle regarde deux points éloignés et fait comme si la variation était régulière entre les deux.

La **pente instantanée**, c'est ce qu'indique ton compteur de vitesse à un instant *précis*, par exemple pile à 14h07. C'est la pente *en un seul point*.

Tout le calcul différentiel part de cette question : comment passer de la moyenne (facile à calculer avec deux points) à l'instantané (la vitesse en un point unique) ? Réponse : en rapprochant les deux points de plus en plus.

🔎En profondeur

**Pente moyenne d'une fonction f entre deux points d'abscisses a et b.**

Sur un graphique, si tu relies le point A = (a ; f(a)) au point B = (b ; f(b)) par une droite, tu obtiens une **sécante** (une droite qui coupe la courbe en deux points). La pente de cette sécante est la pente moyenne :

$$ \text{pente moyenne} = \frac{f(b) - f(a)}{b - a} = \frac{\Delta y}{\Delta x} $$

- Δy (« delta y ») = variation verticale = f(b) − f(a).

- Δx (« delta x ») = variation horizontale = b − a.

- C'est le fameux **« coefficient directeur »** vu au collège : on monte de Δy quand on avance de Δx. On appelle aussi ça le **taux d'accroissement** (ou taux de variation).

**Mot difficile — « taux d'accroissement »** : c'est juste le nom savant de la pente moyenne. « Accroissement » = variation ; « taux » = rapport. Donc « de combien y varie pour chaque unité que x avance ».

**Pente instantanée en un point d'abscisse a.**

On ne peut pas prendre deux points identiques (on aurait 0/0, ce qui n'a pas de sens). L'idée géniale : on garde A fixe et on fait **glisser B vers A**. On note h la distance entre les deux abscisses, donc B a pour abscisse a + h. Le taux d'accroissement devient :

$$ \frac{f(a+h) - f(a)}{h} $$

Quand h devient **de plus en plus petit** (h « tend vers 0 »), la sécante pivote et se colle à la courbe : elle devient la **tangente** en A. Sa pente est la **pente instantanée**, aussi appelée **nombre dérivé** de f en a, noté f'(a).

**À quoi ça sert ?** À mesurer une vitesse instantanée (physique), un débit à un instant donné, la sensibilité d'un coût quand on produit une unité de plus (économie), ou tout simplement à savoir si une courbe monte, descend, et à quelle « raideur » en un point précis.

📝Exemple guidé

Prenons la fonction f(x) = x² (une parabole). On veut la pente **au point d'abscisse a = 3**.

**Étape 1 — Calculer d'abord une pente MOYENNE entre x = 3 et x = 5.**

- f(3) = 3² = 9 et f(5) = 5² = 25.

- Pente moyenne = (25 − 9) / (5 − 3) = 16 / 2 = **8**.

- *Pourquoi ?* On mesure une première estimation grossière avec deux points éloignés. Retiens ce 8, on va le raffiner.

**Étape 2 — Rapprocher B de A : entre x = 3 et x = 3,5.**

- f(3,5) = 12,25. Pente = (12,25 − 9) / (3,5 − 3) = 3,25 / 0,5 = **6,5**.

- *Pourquoi ?* En rapprochant les points, la sécante ressemble davantage à la tangente : l'estimation change.

**Étape 3 — Encore plus proche : entre x = 3 et x = 3,1.**

- f(3,1) = 9,61. Pente = (9,61 − 9) / 0,1 = 0,61 / 0,1 = **6,1**.

- *Pourquoi ?* On voit une tendance nette : 8 → 6,5 → 6,1. Les valeurs se stabilisent autour de 6.

**Étape 4 — Faire le calcul exact avec h.**

On calcule le taux d'accroissement en a = 3 en gardant h symbolique :

$$ \frac{f(3+h) - f(3)}{h} = \frac{(3+h)^2 - 9}{h} $$

Développons (3+h)² = 9 + 6h + h². Donc :

$$ = \frac{9 + 6h + h^2 - 9}{h} = \frac{6h + h^2}{h} = \frac{h(6 + h)}{h} = 6 + h $$

- *Pourquoi factoriser par h ?* Pour pouvoir simplifier le h du dénominateur : c'est lui qui bloquait le calcul (on ne peut pas diviser par 0 tel quel).

**Étape 5 — Faire tendre h vers 0.**

Dans « 6 + h », quand h devient minuscule, le résultat s'approche de **6**. Donc la pente instantanée est :

$$ f'(3) = 6 $$

C'est exactement la limite que suggéraient nos essais numériques (8 ; 6,5 ; 6,1…). La tangente à la parabole au point (3 ; 9) a pour pente 6.

🧭Méthode

**Quand tu dois trouver une pente MOYENNE (deux points a et b) :**

1. Calcule f(a) et f(b) séparément.

2. Applique (f(b) − f(a)) / (b − a). Ne mélange pas l'ordre : le même point en haut et en bas.

3. Le résultat est un nombre unique = pente de la sécante entre les deux points.

**Quand tu dois trouver une pente INSTANTANÉE (un seul point a) :**

4. Écris le taux d'accroissement (f(a + h) − f(a)) / h. Remplace par l'expression de f, puis développe.

5. Simplifie jusqu'à pouvoir **factoriser un h** au numérateur, puis barre-le avec le h du dénominateur.

6. Regarde ce qui reste et remplace h par 0 (« fais tendre h vers 0 »).

7. Le nombre obtenu est f'(a), la pente de la tangente en a.

**Repère visuel** : deux points reliés → sécante → pente *moyenne*. Un point où la droite « effleure » la courbe → tangente → pente *instantanée*.

⚠️Erreurs fréquentes

- **Inverser numérateur et dénominateur.** La pente est Δy/Δx (vertical sur horizontal), pas Δx/Δy. Beaucoup écrivent (b − a)/(f(b) − f(a)) : c'est faux.

- **Mélanger l'ordre des points.** Si tu mets f(b) en haut, tu dois mettre b en bas. Écrire (f(b) − f(a)) / (a − b) donne le signe opposé, donc une pente fausse.

- **Simplifier h AVANT de développer.** Sur (f(3+h) − f(3))/h, on ne peut PAS remplacer h par 0 tout de suite : on obtiendrait 0/0 (forme indéterminée). Il faut d'abord développer et factoriser le h, PUIS le faire tendre vers 0.

- **Oublier le double produit dans (3+h)².** C'est 9 + 6h + h², pas 9 + h². Le terme 6h est justement celui qui survit et donne la pente : le zapper fausse tout le résultat.

- **Croire que la pente moyenne = la pente instantanée.** Elles coïncident seulement pour une droite. Sur une courbe (comme x²), la moyenne entre 3 et 5 (=8) est différente de l'instantanée en 3 (=6) : ce sont deux choses distinctes.

- **Confondre f(a) (une hauteur, la valeur de la fonction) et f'(a) (une pente, la raideur au point).** f(3) = 9 est l'ordonnée du point ; f'(3) = 6 est l'inclinaison de la tangente. Ce ne sont pas les mêmes nombres.

Quiz du cours

#1 · Le théorème des accroissements finis (égalité) s'applique à une fonction f. Quelles hypothèses sont exactement requises sur [a, b] ?

facile

#2 · Que garantit exactement le théorème des accroissements finis pour f continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[ ?

facile

#3 · Quelle est l'interprétation géométrique du théorème des accroissements finis ?

facile

#4 · Soit f(x) = x² sur [1, 3]. En appliquant le TAF, quelle est la valeur de c telle que f(3) − f(1) = f'(c)(3 − 1) ?

moyen

#5 · Soit f(x) = x³ sur [0, 2]. Quelle valeur de c fournit le TAF : f(2) − f(0) = f'(c)(2 − 0) ?

moyen

#6 · Soit f(x) = √x sur [1, 4]. Le TAF donne un c tel que f(4) − f(1) = f'(c)(4 − 1). Que vaut c ?

difficile

#7 · L'inégalité des accroissements finis dit que si |f'(x)| ≤ M sur [a, b], alors quelle majoration est vraie ?

moyen

#8 · En utilisant l'inégalité des accroissements finis avec f(x) = sin x, laquelle de ces inégalités est justifiée pour tous réels a et b ?

moyen

#9 · On veut encadrer √101. En appliquant le TAF à f(x) = √x sur [100, 101] : √101 − √100 = 1/(2√c) avec c ∈ ]100, 101[. Quel encadrement en découle ?

difficile

#10 · Pourquoi ne peut-on PAS appliquer le théorème de Rolle à f(x) = |x| sur [−1, 1], alors que f(−1) = f(1) = 1 ?

difficile

#11 · Une conséquence importante du TAF : si f est dérivable sur un intervalle I et f'(x) > 0 pour tout x de I, que peut-on conclure ?

moyen

#12 · Soit f dérivable sur ℝ avec f(0) = 2 et |f'(x)| ≤ 3 pour tout x. Entre quelles bornes est nécessairement compris f(4) ?

difficile

Flashcards

DéfinitionQue dit le théorème des accroissements finis (TAF) ? appuie pour retourner
ConditionsQuelles sont les DEUX hypothèses indispensables du TAF ? appuie pour retourner
Théorèmes liésQuel théorème est le cas particulier du TAF quand f(a) = f(b) ? appuie pour retourner
InterprétationQuelle est l'interprétation géométrique du TAF ? appuie pour retourner
InégalitéQuelle est l'inégalité des accroissements finis ? appuie pour retourner
PiègeLe TAF garantit-il l'unicité du point c ? appuie pour retourner
PiègeErreur fréquente : peut-on appliquer le TAF à f(x) = |x| sur [−1, 1] ? appuie pour retourner
ApplicationComment le TAF prouve-t-il qu'une fonction de dérivée nulle est constante ? appuie pour retourner
ApplicationComment déduit-on le sens de variation d'une fonction à partir du TAF ? appuie pour retourner
FormuleÉcris la formule des accroissements finis avec un intermédiaire θ (theta). appuie pour retourner
ApplicationLe TAF sert souvent à établir des inégalités. Montre que sin(x) ≤ x pour x > 0. appuie pour retourner
VocabulaireQue garantit précisément le mot « finis » dans « accroissements finis » ? appuie pour retourner
ConditionsUne fonction discontinue en un point de [a, b] : le TAF peut-il conclure ? appuie pour retourner
ApplicationComment le TAF permet-il d'approcher f(b) quand on connaît f(a) et f' ? appuie pour retourner
SynthèseRolle, TAF, inégalité des accroissements finis : quel est le lien logique ? appuie pour retourner
Chapitre 2
L'énoncé du théorème des accroissements finis et ses conditions

💡Comprendre simplement

Imagine que tu fais un trajet en voiture entre deux villes. Tu parcours 120 km en 2 heures. Ta **vitesse moyenne** est donc de 60 km/h.

Question : y a-t-il eu au moins un instant précis où ton compteur affichait exactement 60 km/h ? La réponse est **oui**, forcément. Tu ne peux pas rester tout le temps en dessous de 60 (tu n'aurais pas fait 120 km), ni tout le temps au-dessus. À un moment donné, ta vitesse *instantanée* a été égale à ta vitesse *moyenne*.

Le théorème des accroissements finis (TAF) dit exactement cela, mais en langage mathématique : **entre deux points d'une courbe régulière, il existe au moins un endroit où la tangente est parallèle à la droite qui relie ces deux points.** La "vitesse moyenne" = la pente de la corde ; la "vitesse instantanée" = la pente de la tangente (le nombre dérivé).

🔎En profondeur

**Énoncé rigoureux.** Soit une fonction $f$ définie sur un intervalle $[a, b]$ (avec $a < b$). Si :

1. $f$ est **continue** sur l'intervalle fermé $[a, b]$,

2. $f$ est **dérivable** sur l'intervalle ouvert $]a, b[$,

alors il existe **au moins un** réel $c$ appartenant à $]a, b[$ tel que :

$$f'(c) = \dfrac{f(b) - f(a)}{b - a}$$

**Décodons les mots :**

- *Continue* : on peut tracer la courbe sans lever le crayon (pas de trou, pas de saut).

- *Dérivable* : en chaque point la courbe est "lisse", elle admet une tangente bien définie (pas de point anguleux, pas de tangente verticale).

- $\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}$ : c'est la **pente de la corde** joignant les points $A(a, f(a))$ et $B(b, f(b))$ — le taux d'accroissement moyen.

- $f'(c)$ : c'est la **pente de la tangente** au point d'abscisse $c$ — le nombre dérivé.

**À quoi ça sert.** Le TAF est un pont entre la variation *globale* d'une fonction (de $a$ à $b$) et son comportement *local* (la dérivée en un point). Il sert notamment à : démontrer qu'une fonction de dérivée positive est croissante, majorer un écart $|f(b)-f(a)|$ (inégalité des accroissements finis), prouver l'existence de solutions, et fonder l'analyse numérique.

**Remarque importante sur les conditions.** On demande la continuité sur le fermé $[a,b]$ (bords compris) mais la dérivabilité seulement sur l'ouvert $]a,b[$ (bords exclus). C'est volontaire : cela permet d'appliquer le théorème même à des fonctions comme $f(x)=\sqrt{x}$ sur $[0,1]$, qui est continue en $0$ mais dont la dérivée devient infinie en $0$.

**Cas particulier.** Si de plus $f(a) = f(b)$, la pente de la corde est nulle, donc $f'(c) = 0$ : c'est le **théorème de Rolle**, qui est en réalité la brique de base servant à démontrer le TAF.

📝Exemple guidé

**Énoncé :** Vérifions le TAF pour $f(x) = x^2$ sur l'intervalle $[1, 3]$, et trouvons la valeur de $c$.

**Étape 1 — Vérifier les hypothèses.** *Pourquoi ?* Le théorème ne s'applique QUE si les conditions sont remplies ; sinon la conclusion peut être fausse.

$f(x)=x^2$ est un polynôme : il est continu sur $[1,3]$ et dérivable sur $]1,3[$. ✅ Les deux conditions sont satisfaites, on a le droit d'appliquer le TAF.

**Étape 2 — Calculer la pente de la corde.** *Pourquoi ?* C'est le nombre que la dérivée devra atteindre.

$$\frac{f(3)-f(1)}{3-1} = \frac{3^2 - 1^2}{2} = \frac{9 - 1}{2} = \frac{8}{2} = 4$$

**Étape 3 — Calculer la dérivée.** *Pourquoi ?* Il nous faut l'expression de $f'(c)$ pour poser l'équation.

$$f'(x) = 2x \quad\Rightarrow\quad f'(c) = 2c$$

**Étape 4 — Résoudre $f'(c) = $ pente de la corde.** *Pourquoi ?* C'est exactement l'égalité affirmée par le théorème.

$$2c = 4 \quad\Rightarrow\quad c = 2$$

**Étape 5 — Vérifier que $c \in\ ]a,b[$.** *Pourquoi ?* Le théorème garantit un $c$ *strictement entre* $a$ et $b$.

$c = 2$ appartient bien à $]1, 3[$. ✅

**Conclusion :** au point d'abscisse $c=2$, la tangente à la parabole a pour pente $4$, exactement comme la corde reliant $(1,1)$ et $(3,9)$. Le théorème est vérifié.

🧭Méthode

Quand on te demande d'appliquer le théorème des accroissements finis :

1. **Quand tu vois un intervalle $[a,b]$ et une fonction $f$** → écris d'abord les deux hypothèses à contrôler : continuité sur $[a,b]$, dérivabilité sur $]a,b[$. Un polynôme, une fonction rationnelle sur un intervalle sans pôle, $\sin$, $\cos$, $e^x$ les vérifient toujours.

2. **Si une hypothèse manque** → arrête-toi : le théorème ne s'applique pas, tu ne peux rien conclure (voir erreurs).

3. **Calcule le taux d'accroissement moyen** $\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}$ : c'est la valeur cible.

4. **Calcule $f'(x)$** puis écris $f'(c)$.

5. **Pose l'équation** $f'(c) = \dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}$ et résous-la d'inconnue $c$.

6. **Garde uniquement les solutions dans $]a,b[$** ; élimine celles qui tombent sur les bords ou hors de l'intervalle.

7. **Si la question est théorique** (démontrer une inégalité, une croissance) → n'exhibe pas $c$, utilise seulement son existence et un encadrement de $f'$.

⚠️Erreurs fréquentes

- **Confondre "il existe" et "pour tout".** Le théorème affirme qu'il existe *au moins un* $c$, pas que l'égalité vaut partout. Il peut d'ailleurs y avoir plusieurs $c$ (ex. certaines fonctions oscillantes).

- **Oublier de vérifier les hypothèses.** Sur $f(x)=|x|$ (valeur absolue) et $[-1,1]$ : la corde a pour pente $\frac{|1|-|-1|}{1-(-1)}=0$, mais la dérivée vaut $-1$ ou $+1$, jamais $0$. Le théorème échoue car $f$ **n'est pas dérivable en $0$** (point anguleux). Toujours contrôler la dérivabilité avant de conclure.

- **Exiger la dérivabilité aux bornes.** Sur $f(x)=\sqrt{x}$ et $[0,4]$, $f$ n'est pas dérivable en $0$ (tangente verticale), et pourtant le TAF s'applique : on demande la dérivabilité seulement sur l'**ouvert** $]0,4[$. Ne rejette pas la fonction à cause d'un problème uniquement au bord.

- **Se tromper de formule de pente.** On écrit $\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}$, PAS $\dfrac{f(a)-f(b)}{b-a}$ ni $f(b)-f(a)$ tout court. Le dénominateur $b-a$ est indispensable.

- **Accepter un $c$ sur le bord.** Une solution égale à $a$ ou $b$ ne convient pas : le théorème garantit $c$ **strictement** entre les deux. Une racine hors de $]a,b[$ doit être rejetée.

- **Croire que la réciproque est vraie.** Vérifier l'égalité $f'(c)=\frac{f(b)-f(a)}{b-a}$ pour un $c$ donné ne prouve pas les hypothèses ; c'est l'inverse — les hypothèses garantissent l'existence de $c$.

Chapitre 3
Trouver le point c : exemple calculé pas à pas

📝Trouver le point c : exemple calculé pas à pas

> Rappel du contexte : le **théorème des accroissements finis (TAF)** dit que si une fonction $f$ est continue sur $[a,b]$ et dérivable sur $]a,b[$, alors il existe **au moins un** nombre $c$ dans $]a,b[$ tel que :

> $$f'(c) = \frac{f(b)-f(a)}{b-a}$$

> Ce chapitre répond à une seule question très concrète : **comment calculer ce fameux $c$ ?**

💡Comprendre simplement

Imagine un trajet en voiture entre deux villes distantes de 100 km, parcourus en 1 heure. Ta **vitesse moyenne** est de 100 km/h. Tu n'as peut-être jamais roulé exactement à 100 km/h *tout le temps* : parfois 80, parfois 130. Mais le bon sens dit qu'il y a forcément eu **au moins un instant précis** où ton compteur affichait pile 100 km/h (quand tu es passé de « moins de 100 » à « plus de 100 »).

Le TAF, c'est exactement ça, en langage mathématique :

- La **vitesse moyenne** = le taux d'accroissement $\frac{f(b)-f(a)}{b-a}$ (la pente de la droite qui relie les deux extrémités de la courbe).

- La **vitesse instantanée** = la dérivée $f'(c)$ (la pente de la tangente à la courbe au point $c$).

« Trouver le point $c$ », c'est trouver **l'instant précis $c$ où la vitesse instantanée égale la vitesse moyenne** : le point où la tangente à la courbe est parallèle à la corde $[AB]$.

🔎En profondeur

**Définition rigoureuse.** Soit $f$ continue sur $[a,b]$ et dérivable sur $]a,b[$. Le TAF garantit l'existence d'un réel $c \in\ ]a,b[$ vérifiant :

$$f'(c) = \frac{f(b)-f(a)}{b-a}$$

Décortiquons chaque symbole :

- $\dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}$ est le **taux d'accroissement** : un simple nombre qu'on calcule avec les deux extrémités. Géométriquement, c'est la pente de la **corde** (le segment de droite reliant les points $A(a,f(a))$ et $B(b,f(b))$).

- $f'(c)$ est la **dérivée** évaluée en $c$ : la pente de la **tangente** au point d'abscisse $c$.

- L'égalité signifie : *corde et tangente ont la même pente, donc elles sont parallèles*.

**À quoi ça sert de trouver $c$ ?**

- À **prouver l'existence** de solutions à des équations sans les résoudre entièrement.

- À **majorer/minorer** des variations : l'inégalité des accroissements finis $|f(b)-f(a)| \le M\,|b-a|$ (où $M$ majore $|f'|$) en découle directement.

- En exercice, c'est la vérification concrète que le théorème « fonctionne » sur un cas donné.

**Point crucial :** trouver $c$ revient à **résoudre l'équation $f'(x) = k$**, où $k = \frac{f(b)-f(a)}{b-a}$ est un nombre déjà calculé. Le TAF promet qu'au moins une solution tombe dans $]a,b[$ ; ton travail est de la calculer et de vérifier qu'elle y est bien.

📝Exemple guidé

**Énoncé.** Soit $f(x) = x^2$ sur l'intervalle $[1,\,3]$. Trouver le(s) point(s) $c$ donné(s) par le TAF.

**Étape 1 — Vérifier les hypothèses.**

$f(x)=x^2$ est un polynôme : il est continu et dérivable sur $\mathbb{R}$, donc en particulier continu sur $[1,3]$ et dérivable sur $]1,3[$.

*Pourquoi ?* Sans ces hypothèses, le théorème ne s'applique pas et chercher $c$ n'aurait aucun sens. On ne saute jamais cette étape.

**Étape 2 — Calculer le taux d'accroissement (la pente de la corde).**

$$k = \frac{f(3)-f(1)}{3-1} = \frac{3^2 - 1^2}{2} = \frac{9-1}{2} = \frac{8}{2} = 4$$

*Pourquoi ?* C'est le nombre que la dérivée devra égaler. On le calcule d'abord parce que tout le reste en dépend.

**Étape 3 — Calculer la dérivée $f'(x)$.**

$$f'(x) = 2x$$

*Pourquoi ?* $f'(c)$ est la pente de la tangente ; il faut son expression générale avant de la fixer égale à $k$.

**Étape 4 — Poser et résoudre l'équation $f'(c) = k$.**

$$f'(c) = 4 \;\Longleftrightarrow\; 2c = 4 \;\Longleftrightarrow\; c = 2$$

*Pourquoi ?* C'est le cœur du TAF : on cherche l'abscisse où tangente et corde ont la même pente.

**Étape 5 — Vérifier que $c$ appartient bien à $]a,b[$.**

Est-ce que $2 \in\ ]1,3[$ ? Oui, car $1 < 2 < 3$. ✅

*Pourquoi ?* Le TAF ne garantit une solution que **strictement à l'intérieur** de l'intervalle. Une solution hors de $]1,3[$ ne compterait pas.

**Conclusion.** Le point cherché est $c = 2$. Au point $(2,\,4)$, la tangente à la parabole a pour pente $4$, exactement comme la corde reliant $(1,1)$ à $(3,9)$ : elles sont parallèles.

**Vérification finale (facultative mais rassurante) :** $f'(2) = 2\times 2 = 4 = k$. Tout concorde.

🧭Méthode

**Quand on te demande de « trouver le point $c$ » avec le TAF :**

1. **Vérifie les hypothèses.** $f$ continue sur $[a,b]$ ET dérivable sur $]a,b[$. Repère les valeurs de $a$ et $b$.

2. **Calcule le taux d'accroissement** $k = \dfrac{f(b)-f(a)}{b-a}$. C'est un nombre, pas une fonction.

3. **Calcule la dérivée** $f'(x)$ sous forme générale.

4. **Pose l'équation** $f'(c) = k$ et **résous-la** pour trouver $c$.

5. **Filtre les solutions** : garde uniquement celles qui sont dans $]a,b[$ (strictement). Rejette les autres.

6. **Conclus** en donnant explicitement la ou les valeurs de $c$ retenues.

7. **(Contrôle)** Recalcule $f'(c)$ et vérifie qu'il vaut bien $k$.

⚠️Erreurs fréquentes

- **Confondre $\frac{f(b)-f(a)}{b-a}$ avec $f'(b)-f'(a)$ ou avec $\frac{f'(b)-f'(a)}{b-a}$.** Le taux d'accroissement se calcule avec $f$ (les images), pas avec la dérivée. Sur l'exemple : $k=4$, alors que $f'(3)-f'(1)=6-2=4$ ici *par hasard* — ne te fie jamais à cette coïncidence.

- **Oublier de vérifier que $c \in\ ]a,b[$.** Sur $f(x)=x^3$, $[-1,1]$ : $k=\frac{1-(-1)}{2}=1$, $f'(x)=3x^2=1$ donne $x=\pm\frac{1}{\sqrt3}\approx\pm0{,}577$. **Les deux** sont dans $]-1,1[$, donc il y a **deux** points $c$. À l'inverse, une solution comme $x=5$ pour un intervalle $[1,3]$ doit être rejetée.

- **Confondre le TAF avec le théorème de Rolle.** Rolle est le cas particulier où $f(a)=f(b)$, donc $k=0$ et on résout $f'(c)=0$. Si $f(a)\neq f(b)$, tu dois utiliser le vrai taux, pas $0$.

- **Écrire $c=2$ sans conclure.** Trouver la valeur ne suffit pas : il faut affirmer qu'elle appartient à l'intervalle ouvert et répondre à la question posée.

- **Croire que $c$ est unique.** Le théorème dit « il existe au moins un $c$ ». Selon la fonction, il peut y en avoir plusieurs (voir l'exemple du cube ci-dessus) : garde-les tous.

- **Diviser par $b-a$ en inversant l'ordre**, par exemple écrire $\frac{f(a)-f(b)}{b-a}$. Numérateur et dénominateur doivent suivre le même sens : $\frac{f(b)-f(a)}{b-a}$.

Chapitre 4
À quoi ça sert : inégalité des accroissements finis et applications

À quoi ça sert : inégalité des accroissements finis et applications

💡Comprendre simplement

Imagine que tu roules en voiture pendant 2 heures. Ton GPS te dit qu'à aucun moment tu n'as dépassé 100 km/h. Question : quelle distance MAXIMALE peux-tu avoir parcourue ? La réponse est évidente : au plus 100 × 2 = 200 km. Tu ne connais pas ta vitesse exacte à chaque instant, mais comme elle est **plafonnée par 100**, la distance totale est plafonnée elle aussi.

L'inégalité des accroissements finis (souvent notée **IAF**), c'est exactement cette idée, mais en langage mathématique. La vitesse, c'est la **dérivée** $f'$. La distance parcourue, c'est la **variation** $f(b) - f(a)$. Si la dérivée (la « vitesse ») ne dépasse jamais une valeur $M$, alors la variation de la fonction ne peut pas être plus grande que $M$ multiplié par la longueur de l'intervalle. On borne un déplacement en bornant la vitesse.

🔎En profondeur

**Définition rigoureuse.** Soit $f$ une fonction **continue** sur un intervalle $[a\,;b]$ et **dérivable** sur $]a\,;b[$. S'il existe un réel $M \ge 0$ tel que pour tout $x$ de $]a\,;b[$ on ait

$$|f'(x)| \le M,$$

alors :

$$|f(b) - f(a)| \le M\,(b - a).$$

**Mots à expliquer :**

- **Accroissement fini** : la quantité $f(b) - f(a)$, c'est-à-dire de combien la fonction a « augmenté » (ou diminué) entre $a$ et $b$. « Fini » s'oppose à « infinitésimal » (une variation sur un tout petit intervalle).

- $|f'(x)| \le M$ signifie que la dérivée est **encadrée** entre $-M$ et $+M$ : la pente de la courbe ne devient jamais trop raide, ni vers le haut ni vers le bas.

**Version plus générale (avec deux points).** Pour tous $x, y$ de l'intervalle :

$$|f(x) - f(y)| \le M\,|x - y|.$$

Une fonction qui vérifie cela est dite **$M$-lipschitzienne** : ses valeurs ne peuvent pas « s'écarter » plus vite que la distance entre les points, à un facteur $M$ près.

**À quoi ça sert concrètement :**

1. **Majorer une variation** sans calculer $f(b)$ ou $f(a)$ exactement (utile quand le calcul exact est impossible).

2. **Encadrer une valeur inconnue** : approcher $\sin(0{,}01)$, $\sqrt{4{,}01}$, etc., avec un contrôle de l'erreur.

3. **Démontrer qu'une suite converge** (suites définies par $u_{n+1} = f(u_n)$) : c'est le cœur du **théorème du point fixe**.

4. **Prouver qu'une fonction est constante** : si $f' = 0$ partout, alors $M = 0$, donc $|f(b)-f(a)| \le 0$, donc $f(b) = f(a)$ pour tous points : $f$ est constante.

**Différence importante à retenir.** L'égalité des accroissements finis (TAF) dit qu'il *existe* un point $c$ où $f(b)-f(a) = f'(c)(b-a)$. L'**inégalité** (IAF), elle, ne cherche pas ce point : elle donne directement une **borne**. En pratique, l'inégalité est souvent plus utile car on veut majorer, pas localiser.

📝Exemple guidé

**Problème : montrer que pour tout réel $x$, $|\sin x| \le |x|$.**

**Étape 1 — Choisir la fonction et l'intervalle.** On pose $f(t) = \sin t$. On veut comparer $\sin x$ à $0 = \sin 0$, donc on travaille sur l'intervalle entre $0$ et $x$. *Pourquoi ?* Parce que $\sin 0 = 0$ : cela va faire apparaître $\sin x - \sin 0 = \sin x$, exactement la quantité qu'on veut majorer.

**Étape 2 — Vérifier les hypothèses.** $f(t) = \sin t$ est continue et dérivable sur $\mathbb{R}$, donc sur n'importe quel intervalle $[0\,;x]$. *Pourquoi c'est nécessaire :* l'IAF ne s'applique qu'aux fonctions dérivables ; sans cette vérification, la conclusion n'est pas garantie.

**Étape 3 — Majorer la dérivée.** $f'(t) = \cos t$, et on sait que $|\cos t| \le 1$ pour tout $t$. Donc on prend $M = 1$. *Pourquoi $M=1$ :* c'est la plus petite borne évidente de $|\cos|$, et plus $M$ est petit, plus l'inégalité obtenue est fine.

**Étape 4 — Appliquer l'IAF.** Entre les points $0$ et $x$ :

$$|f(x) - f(0)| \le M\,|x - 0|,$$

c'est-à-dire

$$|\sin x - 0| \le 1 \times |x|.$$

**Étape 5 — Conclure.** On obtient $|\sin x| \le |x|$ pour tout réel $x$. *Interprétation :* près de $0$, le sinus reste « collé » sous la droite $y = x$ ; c'est ce qui justifie l'approximation $\sin x \approx x$ pour les petits angles.

**Deuxième exemple express (encadrement numérique).** Estimons $\sqrt{4{,}01}$ avec $f(t)=\sqrt{t}$, $f'(t)=\dfrac{1}{2\sqrt t}$ sur $[4\,;4{,}01]$. Sur cet intervalle $\sqrt t \ge 2$, donc $|f'(t)| \le \dfrac{1}{2\times 2} = \dfrac14 = M$. Alors :

$$|\sqrt{4{,}01} - \sqrt{4}| \le \tfrac14 \times 0{,}01 = 0{,}0025.$$

Comme $\sqrt4 = 2$, on en déduit $2 \le \sqrt{4{,}01} \le 2{,}0025$. (Valeur réelle $\approx 2{,}00250$ : la borne est excellente.)

🧭Méthode

**Quand tu vois « montrer que $|f(b)-f(a)| \le \dots$ » ou « majorer une variation », fais ça :**

1. **Identifie la fonction $f$** et les **deux points** $a$ et $b$ qui font apparaître la quantité à majorer (choisis souvent un point où $f$ a une valeur simple, comme $0$).

2. **Vérifie** que $f$ est continue sur $[a\,;b]$ et dérivable sur $]a\,;b[$ (ne saute jamais cette phrase dans une copie).

3. **Calcule $f'(x)$** puis **cherche un majorant $M$ de $|f'(x)|$** sur l'intervalle. C'est l'étape clé : encadre $f'$ avec les propriétés connues ($|\cos|\le1$, monotonie, etc.).

4. **Écris l'IAF** : $|f(b)-f(a)| \le M\,(b-a)$.

5. **Remplace** $f(a)$, $f(b)$, $M$ et $b-a$ par leurs valeurs, puis simplifie.

6. **Pour une suite $u_{n+1}=f(u_n)$** qui converge vers un point fixe $\ell$ : applique l'IAF entre $u_n$ et $\ell$ pour obtenir $|u_{n+1}-\ell| \le M\,|u_n-\ell|$, puis par récurrence $|u_n-\ell| \le M^n\,|u_0-\ell|$. Si $M<1$, la suite converge.

7. **Pour prouver qu'une fonction est constante** : montre que $f'=0$, prends $M=0$, conclus $f(b)=f(a)$ pour tous points.

⚠️Erreurs fréquentes

- **Oublier la valeur absolue.** L'IAF majore $|f(b)-f(a)|$, pas $f(b)-f(a)$. Écrire $f(b)-f(a) \le M(b-a)$ sans valeur absolue perd l'information sur la borne inférieure $-M(b-a)$.

- **Prendre un mauvais $M$.** $M$ doit majorer $|f'|$ **sur tout l'intervalle**, pas seulement en un point. Exemple : sur $[4\,;4{,}01]$ pour $f'(t)=\frac{1}{2\sqrt t}$, il faut utiliser $\sqrt t \ge 2$ (la plus petite valeur de $\sqrt t$ donne le plus grand $f'$). Se tromper de sens d'inégalité donne un $M$ trop petit et une majoration fausse.

- **Confondre $b-a$ et $|b-a|$.** Si tu appliques l'IAF avec $a > b$ (par exemple entre $0$ et un $x$ négatif), garde bien la valeur absolue $|x|$, sinon tu obtiens une « longueur » négative absurde.

- **Oublier de vérifier la dérivabilité.** Sur une fonction comme $t\mapsto \sqrt t$ en $t=0$, la dérivée explose : $|f'|$ n'est pas bornée près de $0$, donc l'IAF ne s'applique pas sur un intervalle contenant $0$. Toujours vérifier que $M$ existe réellement.

- **Croire que l'IAF donne la valeur exacte.** Elle donne une **borne**, pas l'égalité. $|\sin x| \le |x|$ ne veut pas dire $\sin x = x$ ; l'écart existe et grandit quand $|x|$ augmente.

- **Confondre IAF (inégalité) et TAF (égalité).** Le TAF affirme l'existence d'un $c$ tel que $f(b)-f(a)=f'(c)(b-a)$ ; il ne borne rien tout seul. Ne cite pas « il existe $c$ » quand la question demande une majoration : c'est l'inégalité qu'il faut.

Résumé de révision
Le théorème des accroissements finis (TAF) s'applique à une fonction f continue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[. Il affirme qu'il existe au moins un point c dans ]a, b[ tel que f'(c) = (f(b) − f(a)) / (b − a). Interprétation : la pente moyenne (sécante entre A et B) est atteinte par la tangente en au moins un point c ; géométriquement, il existe une tangente parallèle à la corde. Cas particulier : si f(a) = f(b), on retrouve le théorème de Rolle, où f'(c) = 0. Exemple : sur f(x) = x² entre a=1 et b=3, la pente moyenne vaut (9−1)/(3−1) = 4, et f'(c) = 2c = 4 donne c = 2, bien situé dans ]1, 3[. Application clé : l'inégalité des accroissements finis — si |f'(x)| ≤ M sur l'intervalle, alors |f(b) − f(a)| ≤ M·|b − a|, très utile pour majorer une variation. Erreurs réelles à éviter : oublier de vérifier la dérivabilité sur l'ouvert ]a, b[ (une fonction comme |x| en 0 n'est pas dérivable et le TAF ne s'applique pas), et confondre c (point à trouver) avec la valeur f'(c). Le TAF ne donne pas la valeur de c, il garantit seulement son existence. À retenir : continuité sur le fermé, dérivabilité sur l'ouvert, égalité pente moyenne = dérivée en c.

Bientôt disponible

Podcast audio
Écouter le cours en version audio.
Tuteur IA
Poser des questions et être guidé.
Import de documents
Générer depuis un PDF, DOCX ou PPTX.